rêve
Une ville la nuit, la pluie sur les trottoirs
le halo d'un néon dans une flaque d'eau
mon pouls qui s'accélère dans ce bruit, dans ce noir
dans cette ville la nuit, ma peur à fleur de peau
Et les gens me bousculent, me frôlent, m'interpellent
souriant, grimaçants, ils murmurent mon nom
tapent sur un écran des promesses virtuelles,
m'incitent à m'enfermer à l'or de leur prison.
Et ton visage s'impose dans le gris de ma nuit
Et tes mains me saisissent avant que je ne sombre
Ta bouche scelle la mienne pour étouffer mes cris
L'amour de toi m'aspire et me hisse de l'ombre.
J'inspire tes parfums comme une bouffée d'air pur
je me love, je m'imprime à ton désir cambré
Je m'apaise à ces mots que ta bouche murmure
Quand s'endorment comblés nos deux corps enlacés.
Mais ce n'était qu'un rêve, ce n'était qu'une chimère
Ton visage s'estompe aux lueurs de l'aurore
Ma couche est vide et froide et je me désespère
Car l'amour est pour moi aussi froid que la mort.
Par ame-caline, Vendredi 21 Decembre 2007 à 20:04 GMT+2 dans POEMES (article, RSS)






